• La chenille (-18)

     

     

     La Chenille est un manga de Suehiro Maruo, adapté de l'oeuvre de Edogawa Ranpo
     
    Le titre est parut au Japon en 2009, chez Enterbrain. En France, le titre est parut en 2010 chez l’éditeur le Lezard Noir.
     
    Attention, ce titre fait partit de genre « Ero-guro » un mélange de gore, grotesque et d’érotisme. C'est d'ailleurs un des titres les plus représentatifs du genre.
    On trouve dans ce manga de nombreuses scènes obscènes, choquantes, sales ou immorales.
    De ce fait, ce n'est pas un titre à laisser entre toute les mains, et à réserver à un public avertit, et adulte.
     
     
    Résumé de l’éditeur :
     
    Lorsque Tokiko retrouve son mari, rapatrié après avoir été grièvement blessé au combat, il n'est plus qu'un homme-tronc : le lieutenant Sunaga a perdu bras et jambes et ses blessures l'ont rendu sourd-muet. Condamnée à vivre recluse avec lui, Tokiko va peu à peu se noyer dans les plaisirs de la chair, poussant la perversion de plus en plus loin, entre dégoût et fascination, jusqu'à commettre l'irréparable...
     
     
     
    L'histoire s'ouvre sur une introduction, en couleur Sur un fond de scènes macabres bébés entrelacés, cranes et visage défiguré.... Une femme, Tokito, rêve, ce rêve d’abords horrible devient pour elle peu à peu un fantasme, un désir charnel....
     
    Dans les pages qui suivent, on découvre la vie d'une femme de lieutenant, revenu mutilé de la guerre, il ne reste de lui qu'une carcasse sans bras ni jambes, devenus sourd et muet et ne pouvant vivre sans les soins quotidiens de sa femme.
    Après une scène de sexe crue et horrible, on assiste à un flashback, sur la « jeunesse » de ce couple, brisé par la guerre et par le malheur.
    Jusqu'au moment fatidique ou le lieutenant, homme tronc revient de sa dernière mission, et où Tokito s’apprête à basculer dans un quotidien misérable....
    Dès lors, elle doit apprendre à vivre avec cet horrible mari qui aurait mieux fait de mourir sur le champ de bataille, penser ses plaies, le nourrir, le nettoyer, lui faire faire ses besoins, et assouvir ses désirs.
     
     
    La chenille est donc une œuvre malsaine, sale, pleine de tabou et pleine d'horreur, pourtant, une certaine poésie s’échappe de cette œuvre, en partie à cause du dessin, fourmillant de détails et très fin.
     
    Ensuite, malgré l'horreur contée, tout reste réaliste, les personnages sont très bien représentés, que ça soit les scènes gores, les scènes de sexe ou les scènes de guerres et de la vie quotidienne.
     
    Il s'agit aussi de l'histoire d'une femme qui reste fidèle à son mari, malgré son destin tragique, une femme qui finit même par s'habituer à sa situation et même à éprouver du désir, malsain, pour son mari, devenue en quelque sorte une chenille, créature dénuée de membres, repliée sur elle même et rampante.
     
    Hélas, la destinée de cette chenille n'est pas de se transformer en un magnifique papillon, ce n'est qu'une fin tragique qui l'attend. 

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