• enfer-en-bouteille

     

    L'enfer en bouteille est un manga de Sueihiro Maruo (au dessin) sur des histoires d'auteurs variés.

    Le titre est parut en 2012 au Japon, chez Enterbrain, puis en 2014, en France, chez Casterman.

    Ce manga est un recueil d'histoires courtes, basés sur des œuvres de divers formats.

    Avant chaque oeuvre, il y a un rappel de la parution d'origine, ainsi qu'un texte explicatif pour presque toutes les histoires. De plus, l'oeuvre s'ouvre sur un court texte de Moebius, sur Maruo, l'auteur appréciait ce mangaka.

     

    L'enfer en bouteille sur un scénario original de Kyû Yumeno, raconte la vie d'un frère et d'une sœur qui ont survécu après un naufrage et se retrouvent sur une île déserte.

    Si la situation semble pour eux au départ paradisiaque, l'île devient bientôt un véritable Enfer.

    Il s'agit d'une histoire assez courte, et à l'intrigue assez simple, mais la narration, le dessin et la mise en scène de Maruo en font une histoire vraiment bonne à suivre.

    Le recit est marqué par la religion catholique, les deux enfants se tournent vers Dieu, mais sans succès, et finissent par commettre un blasphème (voir plus ? c'est au lecteur de se faire son avis là dessus).

     

    La tentation de saint Antoine, d'après un texte religieux et des peintures. Saint Antoine vit une journée particulière, agressé par les gamins, insulté, et attaqué par des visions perverses.

    C'est très court, bizarre et sans beaucoup d’intérêt, c'est plutôt un défouloir. J'imagine qu'en connaissant la "version d'origine" on apprécie davantage cette histoire. Hélas, ce n'est pas mon cas, pour ceux qui seraient plus éclairés, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

     

    Kogané-Moshi, d'après une piece de Rakugo de Enchô Sanyûtei.

    Un vieux malvoyant radin dispose d'un pactole qu'il dissimule aux yeux de tous. Dans une maison de fortune, collé à la sienne, un jeune couple prépare un plan pour lui voler son argent, mais encore faudrait-il mettre la main dessus !

    Une histoire davantage développé, qui nous présente une période et une image du Japon vraiment misérable. L'histoire est bonne et développé, et le dessin apporte vraiment un plus à l'histoire.

    Il y a pas mal de scène de sexe par rapport aux deux premières, mais ça reste dans la limite de la normalité.

     

    Pauvre grande soeur, il s'agit apparemment d'une histoire dessinée et réalisé par Maruo, car il n'y a pas d'infos sur un autre artiste.

    On suis les déboires d'une jeune fille qui s'occupe de son petit frère handicapé, c'est assez noir, la jeune fille a perdu sa mère, son père est difficile et sa belle mère encore plus terrible.

    Après que sa belle mère ait donné naissance à un enfant handicapé, la situation s'envenime, et c'est ce que nous raconte la jeune fille, au travers de son quotidien dramatique.

    Peut-etre bien mon histoire favorite, du sexe, mais crédible et pas spécialement crade, mais surtout une histoire terrifiante de réalisme.

     

    Bref, encore un autre titre de Maruo qui me conforte dans l'idée que cet auteur est un excellent auteur de ero-guro, car il propose des recits avec un bon dessin, et des histoires qui tiennent un minimum la route, contrairement à d'autres auteurs qui se focalisent soit trop sur l'absurde, soit trop sur le sexe.


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    Hideout est un manga, en un tome, de Masasumi Kakizaki
     
    D’abord prépublié dans le Big Comic Spirits, il est édité chez Shogakukan par la suite (2010).
    En France, le titre est parut chez Ki-oon en 2011.
     
     
    Résumé :
     
    Les ténèbres d’une forêt plongée dans la nuit. Sous une pluie battante, un homme déterminé traque une victime terrifiée. La décision de Seiichi Kirishima est prise : ce soir, il va tuer sa femme.
    Pourtant, un an plus tôt, c’était un homme heureux. Écrivain à succès, mari comblé et papa d’un jeune garçon… à l’époque, tout semble lui réussir. Mais ce bonheur sans faille n’est pas éternel. Le jour où son éditeur met fin à leur collaboration, les ténèbres s’immiscent dans la vie du jeune écrivain, vite criblé de dettes. Une terrifiante descente aux enfers commence, au fil des pages de ce qui pourrait bien être son dernier roman…
     
              
     
     
     
    Avant de parler du manga, je vais parler de l'auteur et de l’édition de Ki oon pour « Hideout ».
     
    Kakizaki Masasumi est un auteur assez connut en France, pour sa série Rainbow, un manga en 22 tomes publié chez Kaze manga qui relate la vie d'un petit groupe d'ado enfermés dans une maison de correction. Mais aussi pour sa série Green Blood, finit au Japon, mais toujours en cours en France, chez Ki-oon. Cette dernière se déroule à Manhattan à la fin du XIXe siècle et on y suis un jeune homme qui évolue dans une ville où la mafia contrôle tout.
     
    Outre ses récits, c'est aussi et surtout le trait de l'auteur qui plaît, un trait brut et dynamique qui sert avec efficacité ses récits.
     
     
    Passons maintenant à l'édition, Ki-oon a fait du bon boulot, une couverture originale, « déchirée » par une mystérieuse cr éature qui laisse apparaître ses yeux et une main repoussante, sur le devant. Derrière, une empreinte de mains sanglante.
     
    À l’intérieur, le récit s'ouvre sur 8 pages en couleur. Le papier quand à lui est de bonne qualité et la traduction et adaptation ne semblent pas souffrir de défauts.
     
                              
     
     
     
     
    Place à l'histoire maintenant. Le récit est est composé de deux parties qui s’entremêlent. Présent, dans la grotte, où Seiichi Kirishima tente de survivre chassé par une créature alors qu'il tentait de tuer sa femme.
    Passé, par le biais des souvenir de l'homme, sa vie avec sa femme, jusqu’à l’événement qui ferra basculer leur couple.
     
     
    Ainsi, l'histoire débute assez rapidement, un couple, d'apparence normal est en séjour de vacance sur une île, ils décident de partir en foret pour faire une promenade, mais la balade tourne cour et on découvre vite les desseins de l'homme, se débarrasser de sa femme.
    Alors qu'il poursuit sa femme afin de lui donner le coup de grâce, leur course les mène à une grotte dans laquelle ils vont vivre une expérience terrifiante...
     
     
     
    Pour terminer, je parlerais du dessin, celui-ci, très agressif et sombre colle parfaitement au scénario. Effrayant et glauque, il dépeint avec merveille les différentes émotions qui assaillent les personnages, épouvante ,folie, peine désespoir...
     
    Reste quand même un point noir, le scénario, si il est assez développé du coté du couple, laisse un grand voile sur les autres personnages intervenants dans la grotte, mais aussi sur la grotte elle même.
     
     
                                                

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    Goth est un manga en un tome, adapté d'un roman de Otsuichi (Goth : Le coupeur de mains) parut aux éditions Kadokawa.
    Le manga est réalisé par Ôiwa Kendi (dessin) et Otsuichi ( scénario).
     
    D’abord prépublié dans le Gekkan Shônen Ace, il est édité chez Kadokawa Shoten par la suite (2003).
    En France, le titre est parut en aout 2006 dans la collection « Senpai » de Pika Edition.
     
     
     
    Résumé :
     
    Yoru Morino est une élève un peu à part, les cheveux longs noir ébène, qui ne parle à personne dans sa classe. Elle est fascinée par la mort et plus particulièrement par les tueurs en série. Un jour, néanmoins, elle adresse la parole à Itsuki Kamiyama, un garçon populaire de son école et découvre qu'ils ont en commun cet amour pour la morbidité. Attirant les esprits pervers, Yoru devient la cible de désaxés.
     
     
     
     
                  
     
    La première histoire, « l'affaire du coupeur de mains » met en scène Morino et Kamiyama. Une personne coupe les mains de personnes et d'animaux, et les deux élèves se retrouvent par hasard mêlés à cette affaire.
     
    Premier récit qui sert d'intro à l'histoire, il n'est pas très développé en ce qui concerne le coupeur de mains, il se focalise surtout sur Kamiyama, et sa drôle de fascination pour Morino.
     
     
     
     
                          
     
    La seconde histoire, Goth, nous plonge rapidement dans un récit plus noir. Morino est tombée sur le cahier d'un tueur en série où celui-ci relate ses massacres ignobles. Celle-ci partage très vite sa trouvaille avec son nouvel amis, Kamiyama.
    Ce carnet va faire de Morino la nouvelle victime du tueur, Kamiyama arrivera il assez tôt pour la sauver ? Même si il semblerait préférer simplement « retrouver ses restes »...
     
    Seconde histoire plus développée et morbide que la première, le dessinateur surenchéri sur le coté gore, mais ce n'est pas pour nous déplaire.
     
    En ce qui concerne les deux amis, leur relation est toujours aussi ambiguë, même si ils partagent la même passion pour le morbide, on ne sais pas encore tout à fait les véritables intentions de Kamiyama envers Morino, ni même les raisons de son obsession pour la jeune fille.
     
     
     
     
    La tombe, est la troisième histoire de ce manga, un homme a jadis enterré vivant son petit voisin quand ils étaient enfants. Il décide une nouvelle fois d’expérimenter cette expérience, et son choix va tomber sur...
     
    3e histoire, bien meilleur que les 2 précédentes, même si elle est plus courte et peut-être moins développée, cependant, son ambiance et le dénouement sont vraiment très réussi.
     
     
     
     
                                              
     
    Les 4e & 5e histoires sont les deux parties de souvenirs. Un recit centré sur Morino, surtout sur son enfance.
     
    Là aussi une très bonne histoire, on découvre que cette dernière avait une sœur jumelle, et que cette dernière s'est suicidé quand elles étaient enfants. Pourquoi ? Comment ? Est-ce cet incident qui l'a rendu comme elle est maintenant, ou existait-il deja cette part de noirceur en elle ?
     
     
    Cette dernière histoire est assez noire et dure, il y a d'ailleurs une citation marquante de l’héroïne, quand elle se remémore la scène de la découverte du corps de sa sœur « Ce jour là, j'ai vu ma propre mort ».
     
     
    Une histoire qui clôt magistralement le récit, de nombreuses surprises parsèment le récit, chacun des intervenants ne sont pas forcement ceux qu'ils semblent être.
     
     
     
    Ce manga sans atteindre des sommets dans le sombre reste agréable à lire et est un bon titre d'introduction pour ceux qui ne sont pas habitués aux titres un peu dérangeants.
    Le dessin est agréable, certaines illustrations sont très sombres, le dessinateur n’hésite pas à dessiner des dessins macabres, notamment dans la seconde histoire.
    Au niveau du scénario, même si ce n'est pas toujours approfondis, il y a de très bonnes idées.

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  • 9782723457200-G
     
    Baptism est un manga en 4 tomes de Umezu Kazuo.
     
    La prépublication du titre a débutée en 1974 dans le Shojo Comic Hebdomadaire,plus tard il est édité chez Shogakukan. En France, le titre est parut en 2007 chez l’éditeur Glenat Manga, dans sa collection Bunko.
     
    Contrairement aux apparences, Baptism est un Shojo, son auteur, assez prolifique et célèbre pour ses récits au Japon (Il y est connut pour etre le « pere du manga d'horreur » publie en effet de nombreuses séries dans des magasines à destination d'un public féminin.
    En France, il est surtout connutpour son autre œuvre, « L'école emportée ».
     
     
     
    Résumé :
     
    Anéantie par la dégradation de ses charmes, et en particulier l'apparition d'une horrible tache sur son visage, la célèbre actrice Izumi fomente un plan monstrueux pour retrouver sa jeunesse perdue. Elle se réfugie dans l'anonymat loin des feux des projecteurs pour donner naissance à une ravissante enfant, Sakura. Comblée d'attentions du soir au matin, la fillette ignore les véritables intentions de sa mère à son égard. Jusqu'au jour où elle découvre la seule et unique raison de sa venue au monde
     
     
     
     
    Dans ce récit, Umezu Kazuo developpe son intrigue autour de la vanité d'une femme, actrice célèbre prête à tout pour conserver sa beauté, allant jusqu'au pire des crimes !
     
     
    Dès le début, le lecteur est plongé dans une ambiance étrange. Très rapidement, Izumi Wakakusa découvre que sa beautés se fane, avec l'apparition d'une tache sur son visage qui s’étend très rapidement. Ironiquement, le maquillage, moyen de cacher cette tache est aussi ce qui empire sa situation, accroissant la taille de cette tache.
    C'est à ce moment qu’apparaît le mystérieux docteur qui aura une importance lors du récit, il parvient à calmer l'actrice et lui propose une solution....
    Peu après ça, après avoir donné naissance à une fille, la star disparaît...
     
    Après un bon de quelques années, on retrouve l'ancienne star, méconnaissable, la tache a presque entièrement envahi son visage. Dorénavant cette dernière n'a plus qu'une obsession, sa fille, lui évitant toute tache ménagère et tous risques, afin que celle-ci ne sois pas marqué ou blessée. Toute deux vivent dans un petit village perdu ; dans une grande bâtisse, avec dans la dernière chambre, l'étrange médecin qui travail sur son mystérieux projet.
     
    Un jour, le projet arrive à son terme, et il est temps pour Izumi de retrouver sa beauté d'antan, et pour Sakura, sa fille, l'horreur, inimaginable, débute...
     
     
    À la lecture de ce manga, très vite on a du mal à s'imaginer que ce récit s'adresse à des jeunes filles, tant le dessin et l'ambiance, ainsi que l'histoire sont noir.
     
    Parlons en de ce dessin, l'auteur est très doué pour représenter la peur sur les visages de ses personnages, ces derniers sont décomposés par la peur, poussant d'horribles grimaces, les yeux aussi sont vecteurs d'émotions, de grands yeux exprimant tristesse, folie ou peur.
     
     
    Le récit peut être décomposé en plusieurs parties. La première, et plus courte, qui nous introduit le personnage principal est le plus calme, Izumi découvre que sa beauté se flétrie et pour elle la descente vers la folie s’enclenche.
     
    La seconde, un peu plus longue est la préparation du projet secret, horrible, que ça soit le dessein de la mère, prête à sacrifier sa fille, ou la façon d'y procéder.
     
    La 3e et dernière partie, la plus longue (un peu moins de 3 tomes) développe l »après  expérience » l'horreur continue, moins frappante et plus discrète, sournoise. Elle se clôt sur un final innatendue.

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    Ju-on est un manga en 2 tomes de Shimizu Takashi et Rinno Miki, adaptation du film du même nom, Ju on, de Shimizu Takashi.
     
    Le titre est parut au Japon en 2003, chez Kadokawa Shoten. En France, le titre est parut en 2006 chez l’éditeur Pika Edition, dans sa collection Sempai.
    Les deux tomes racontent chacun une histoire plus ou moins indépendante de l'autre.
     
     
    Résumé :
     
    Une famille vient d’emménager dans une maison dont les propriétaires sont partit sans laisser de trace. Cette maison, vendue par un agent immobilier mort dans d'horribles circonstances, peu de temps après la vente semble avoir été le témoins de crimes abominable, crimes qui ont laissés leurs victimes pleines de rancœurs...
     
     
    La première histoire de Ju-on commence de façon violente, on assiste à une scène de ménage qui tourne mal et se finit de manière tragique, après ces quelques pages on découvre les protagonistes de l'histoire, un adolescent qui s’installe dans une maison et son amie, dont le père, décédé, à vendu la maison à la famille de l'adolescent.
     
    Assez vite les scènes d'horreurs commencent, jusqu'à un final tragique.
     
     
    Ju-on est un manga qui joue sur le suspens et l'horreur, hélas, le dessin, pourtant dans la moyenne, n'est pas le plus adapté au scénario.
     
    Cependant, il propose quand même certaines scènes particulièrement réussies, l'action ne souffre pas de temps mort, et niveau sang et massacre, on est servis.
     

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