• S (SADAKO)

    9782265098299
     
    22 ans après Ring, (14 ans après la fin de la saga) S (Sadako) sort. À première vue, ce récit ne partage avec Ring que le mot Sadako. Pourtant, à mesure que le récit avance, on commence à faire le lien avec les événements passés, et peu à peu la terreur s’installe....
     
    Sadako, c'est l'histoire d'un jeune couple dont le quotidien vire à l'horreur quand Takanori Ando, un graphiste dans un studio de production, reçoit une clé USB qui renferme en elle les images d'un suicide. En plus du coté macabre, il semble que cette vidéo « évolue ».
    Sa petite amie, Akane, elle est victime d'un homme qui la suit et l'épie, cela fait remonter en elle d'effrayants souvenirs d'un événement qui s'est déroulé dans son enfance. Et si tout ces éléments étaient liés ?
     
     
    Tout comme dans es récits précédents, Koji Suzuki apporte des thèmes forts à son récit, afin de lui donner de la profondeur. Même si ce titre est moins complexe que ses précédents (finit tout le vocabulaire médicale ou scientifique) il en reste quand même passionnant.
     
    La technologie est au centre du récit, tout comme pour la boucle.
    Takanori travail dans un studio de production, il est graphiste spécialiste dans l'analyse des images, et c'est à cette occasion qu'il obtient la fameuse clé USB, transmise par son chef, après qu'une femme célèbre lui ai donné. Il est aussi question de pistage GPS, quand sa petite amie découvre que son téléphone permet de la localiser. La localisation, on la retrouve lors d'un voyage vers un centre de vacance.
    À cette occasion, le jeune couple se fait « téléguider » vers une destination à laquelle ils ne s'attendaient pas.
    Il y a aussi la question du piratage de données, lorsque Takanori fait appel à un collègue pour pouvoir s'introduire sur le PC d'un homme qu'il suspecte etre coupable de meurtres.
     
    Un thème assez inattendu est présent dans le récit, la question de la peine de mort.
    Un crime atroce a eu lieu, un tueur en série s'est attaqué à 5 fillettes il y a de ça plus de 10 ans, et a fait 4 victimes, c'est lorsqu'il allait faire sa 5e victime qu'il a été arrêté.
    Le récit commence sur sa pendaison, et dès ce moment on note que la mise à mort a été voulue, sans forcement être «une réponse » en effet, face à ce crime, les juges ne cherchent pas à savoir si le tueur était malade ou en pleine possession de ses moyens, ils vont même jusqu'à inventer des preuves et prendre des raccourcies.
    La pendaison est d'autant plus cruelle qu'on apprends finalement à la fin que le condamné n’était pas coupable, qu'en plus de ça il avait fait ce qu'il avait pu pour éviter la série de morts, et surtout, qu'il doit son accusation à un « manque de chance »
     
    Pour revenir sur la série de crime. Il s'agit de crimes très étranges, des cibles « proches » toutes entre 11 et 12 ans, d'apparence semblable issues de familles mono-parentales, et dont la mort semble avoir été mise en scène.
    On finit par apprendre la véritable nature de ces crimes, une « chasse » à la Sadako, avec un tueur qui s'en prend à la descendance de Sadako nées de la lecture des romans Ring.
     
    Ring d'ailleurs, réparait sous bien des formes à la mémoire du lecteur, ou se présente de bien des façons au nouveau lecteur..
    Lors de leur voyage, Takanori et Akane se retrouvent téléguidés sur les lieux où la vidéo maudite est née, dans le camp de vacances. On retrouve aussi de nombreux noms, de protagonistes des récits précédents, Takanori en premier.
    On a droit alors à un rappel des fait, grâce à l'investigation de Takanori, à divers témoignages, mais aussi au roman Ring, trouvé par le jeune homme.
     
     
    Enfin, là encore on découvre (ou redécouvre) des personnages intriguants.
     
     
    L'histoire démarre avec la mise à mort, par pendaison, de Seiji Kashiwada, qui serait responsable de cries terribles sur des fillettes. Bien sur, il n'en est rien.
    Sous cette fausse identité se cache en fait Ryuji Takayama, encore lui !
    Après son retour dans la boucle, il a passé son existence à faire tout son possible pour eviter la catastrophe prévus par Sadako et le virus.
    C'est lui qui a fait annuler le film Ring, et qui se debarasse des roman ring, afin d'eviter la proliferation de Sadako. C'est aussi lui qui a envoyé la vidéo de suicide à Kiyomi Sakata.
    Il a aussi eu une histoire d'amour avec Masako Maruyama, la réincarnation de Sadako, et a eu une fille avec elle....
    Mais malgré son intelligence, il se fait avoir par un élève, Hiroyuki Niimura, le vrai coupable des meurtres, et se fait condamner à mort.
    Grace à ses connaissance, il n'est pas réellement « mort » mais est capable de voyager dans les espaces en 2 dimension, à la fin du récit, il entreprend un grand voyage.
     
    Ando Takanori, le personnage principale du récit, il est LE Takanori, fils de Ando, mort noyé puis ressuscité.
    Il va enquêter sur la vidéo de suicide et va en apprendre davantage sur ses origines et ses liens avec Akane. Il ressemble assez à son père jeune, curieux mais a une vie plus gaie.
     
    Akane Maruyama, la petite amie de Takanori, orpheline, elle a vécu un traumatisme durant son enfance quand elle a failli être la 5e victime du tueur. Elle voit régulièrement sa mère morte, à travers des visions.
    À la fin du récit, elle apprend qu'elle est la fille de Masako Maruyama, réincarnation de Sadako et de Ryuji Takayama, et que donc, ce dernier n'a pas cherché à la tuer, mais à la sauver.
    En plus de ses visions, elle semble posseder un autre pouvoir, qu'elle semble utiliser à la fin du récit.
     
    Kiyomi Sakata, c'est par elle que Takanori entre en contacte avec la video de suicide. Elle leur raconte qu'il s'agit d'une video lancée sur le web, alors qu'elle en est en fait la seule cible.
    Pressentie pour être l'incarnation de Sadako dans le film Ring, elle n'a finalement pas le rôle après qu'un scandale éclate et qu'il ait fait annuler le film. Finalement elle se lance dans une carrière de voyante mais ne quitte pas la scène du spectacle. Elle est la mère de Hiroyuki Niimura.
     
    Hiroyuki Niimura, le véritable tueur.
    Enfant, il a été abandonné par sa mère, Kiyomo Sakata, quand elle a été pressentie pour jouer Sadako au cinéma, de là, il a développé une fascination morbide pour Sadako, et après avoir eu Ryuji Takayama ( Seiji Kashiwada) comme prof il acquiert de nombreuses connaissances sur le sujet, emménageant dans l'appartement de Mai Takano (qui donna naissance à la réincarnation de Sadako) et pistant les « jeunes Sadako » afin de les tuer. Il trouvera la mort (mystérieusement) écrasé par un train.
     
     
    Bien que se déroulant dans le même univers que les récit précédents, on note certaines différences et incohérences.
     
    La plus grosse concerne Ring 0, dans la dernière nouvelle de ce recueil, on vois un Ryuji Takayama vieillissant et mourant, à cause d'un virus qu'il a libéré pour vaincre Sadako. Ici il semble que ce détail ait été effacé de la continuité.
    Une autre chose étrange, c'est la relation entre Ryuji et Masako Maruyama, la réincarnation de Sadako semble avoir prit un destin qui lui est propre.
    De même pour les « jeunes Sadako » il semble que finalement le processus ait été vite éradiqué, puisque Ryuji n'en a dénombré que 4.
     
     
    L'auteur revient aussi sur l'histoire de monde virtuel, parlant ici de dimensions supérieures, à travers Ryuji. Ce dernier connaît la vérité sur « son monde » de part son passage au « monde réel » (dimension supérieur dans le cas présent) et semble dire qu'il existe de nombreuses autres dimensions qu'il compte visiter. Il se lance alors dans un monologue complexe dans lequel il fait un parallèle avec Dieu.
    C'est là qu'on le quitte, après sa décision de partir dans un monde en une dimension, c'est probablement la dernière fois qu'on entendra parler de lui, et on récent un petit pincement au cœur.

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